Inspiration

Ils ou elles nous ont inspirés, nous ont fait rêver et nous ont transmis le goût inaltérable pour les chemins de traverse. Munis de nos stylos, de nos carnets, de nos pinceaux ou de nos appareils photo, nous avons choisi de ne pas suivre un itinéraire, mais d’adopter une façon d’habiter le monde.

Cette rubrique s’étoffera peu à peu, au fil de nos lectures et des œuvres qui nourrissent notre regard.


Nicolas Bouvier,
L’Usage du monde

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »


« Je n’ai pas d’argent, pas de ressources, pas d’espérances. Je suis le plus heureux des hommes au monde. »

Henry Miller,
Tropique du Cancer


Isabelle Autissier,
Soudain seuls

« Vivons ! Vivons à fond avant d’être rattrapés ! […] Il regarde autour de lui et pense que rien, pas un vol d’oiseau, pas une vague, pas un brin d’herbe, rien ne changera s’ils disparaissent ici. Le vent aura tôt fait de balayer l’empreinte de leurs pas. »


« Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.
 »

Guillaume Apollinaire,
Alcools


Hugo Pratt,
Corto Maltese

« Malgré la guerre la vie continue. Pour les corsaires et les hommes libres. »


« Je veux oublier que le retour est inévitable. Je suis même sans désir de retour. Je souhaiterais que le voyage pût se prolonger toute la vie ; rien ne m’attire en Occident où je sais bien que je me sentirai seule parmi mes contemporains, dont les préoccupations me sont devenues étrangères. »

Ella Maillart,
Oasis interdites


Pablo Neruda,
Cien sonetos de amor

« Y cuando levanté mis ojos a tu nombre
tu corazón de pronto dispuso mi camino. »


« Caminante, son tus huellas
El camino y nada más ;
Caminante, no hay camino,
Se hace camino al andar.
»

Antonio Machado,
Campos de Castilla


Sylvain Tesson,
Sur les chemins noirs

« Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques-uns à préférer disparaître dans la géographie. »


« On laisse toujours une part de soi dans un pays qu’on a traversé à pied et, comme le renard qu’a apprivoisé le petit prince, dès lors il ne sera plus jamais indifférent. Le lieu traversé deviendra un lieu éprouvé. »

Emeric Fisset,
L’Ivresse de la marche